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KLAP : Le savoir-faire local au service de solutions sanitaires durables

07 Juil 2022
m3 MAGAZINE

Mise sur orbite dès les prémices de la pandémie de coronavirus, Klap, jeune société franco-suisse productrice de protections sanitaires, s’évertue, depuis, à proposer aux entreprises une offre de qualité peaufinée à l’échelle locale.

L’exigence suisse couplée au savoir-faire breton. La symbiose parfaite. Un postulat qui fait office de prise de conscience, dès le mois de mars 2020, à l’époque où le coronavirus s’apprête à déferler sur la Planète, entraînant les conséquences qui continuent de sévir sur notre quotidien. C’est dans cette conjoncture pour le moins incertaine que Klap est sortie de terre, avec une feuille de route limpide : apporter un accès local, durable et immédiat à des solutions sanitaires de qualité. Si les pénuries de masques et autres contraintes d’approvisionnement vont s’accumuler par la suite, Klap a pris le parti de devancer ces difficultés et fait, à ce titre, office de précurseur.

 

 

Et un leitmotiv : retrouver la maîtrise des moyens de production et ainsi œuvrer à des solutions sanitaires de qualité à destination des entreprises. Et deux piliers « géographiques » qui vont grandement œuvrer à son émergence et sa réussite, en l’occurrence un savoir-faire reconnu depuis des décennies dans le secteur des protections sanitaires et une volonté suisse de transformer ce marché pour ne plus vendre des produits, mais des solutions.

Klap peut également se targuer de maîtriser l’ensemble de la chaîne de fabrication puisqu’elle produit également depuis peu son propre média filtrant : le meltblown, ce fameux textile non tissé filtrant, qui confère aux masques leur haute performance.

 

Produire local

Fort de ce projet responsable et engagé au service de la santé publique, de l’emploi et de l’environnement, Klap a esquissé une vision au sein de laquelle l’ancrage local de la production fait quasiment office de « raison d’être». Ainsi, la société a joint les paroles aux actes en posant très rapidement les jalons de deux usines de masques chirurgicaux et FFP2 : l’une en Bretagne et l’autre à Genève. Et Klap peut également se targuer de maîtriser l’ensemble de la chaîne de fabrication puisqu’elle produit également depuis peu son propre média filtrant : le meltblown, ce fameux textile non tissé filtrant, qui confère aux masques leur haute performance. Entre papier et tissu, le meltblown produit par Klap est un concentré de qualités : il est léger, respirant et surtout extrêmement filtrant.

Indépendance, proximité, qualité : avoir investi dans une machine à fabriquer le meltblown permet à Klap de garantir à ses clients une sécurité d’approvisionnement en équipements de protection sanitaire, ainsi que la maîtrise technologique de tout le processus de fabrication. Ainsi, Klap s’évertue à faire de ses usines bretonne et suisse un modèle d’indépendance industrielle, ayant à cœur de maîtriser 100 % du cycle de vie de ses produits. En effet, l’entreprise fabrique et recycle ces derniers sans être tributaire de l’import des matières premières nécessaires. Une feuille de route, certes, particulièrement ambitieuse ou plutôt audacieuse, ce terme étant usité chez Klap, mais à laquelle l’entreprise est (très) attachée.

De l’audace

Un projet savamment mûri et qui peut se targuer d’être 100 % local, les collaborateurs de Klap ayant pensé chaque ligne de fabrication avant de les concevoir sur mesure, à l’échelle locale, selon un cahier des charges bien précis. Car, en effet, Klap est particulièrement soucieux de la qualité des produits mis sur le marché dans le respect rigoureux des normes européennes. Ainsi, l’entreprise révèle qu’un scrupuleux contrôle a lieu toutes les heures sur les lignes de fabrication tandis qu’un autre effectue toutes les 3 heures en laboratoire qualité.

Une intransigeance et une minutie qui font également partie de l’ADN de l’entreprise et qui permettent de détecter le plus précocement possible, dans le processus de fabrication, tout type de défectuosité et de problèmes annexes. Et de permettre ainsi la mise à l’écart des lots non conformes. Klap garantit ainsi le respect de ses engagements, envers ses clients, pour la qualité, la stabilité, la conformité et la traçabilité de ses produits. L’idée est d’accompagner les entreprises, petites et grandes, en leur facilitant l’accès à la sécurité sanitaire en proposant des solutions parfaitement adaptées à leurs besoins.

La qualité n’est pas une option

Une exigence de qualité avec laquelle refuse de transiger Klap qui veille chaque jour à réduire son impact environnemental en triant tous ses déchets, de la chaîne de fabrication jusqu’aux bureaux. Voir loin pour durer. Plus qu’un slogan, une véritable volonté de la part de chacune des composantes d’une entreprise qui ne se repose pas sur ses lauriers et veut continuer d’innover grâce à un vivier local particulièrement foisonnant. Dans le respect de l’environnement et en totale indépendance. 

 

« L’avenir de tout un secteur et une logique circulaire »
Entretien avec Hervé Zipper,  Directeur de Klap

Hervé Zipper

Pouvez-vous revenir, dans les grandes lignes, sur la genèse de Klap solutions et les différentes étapes qui ont façonné sa proposition de valeur?

Le constat de départ réside dans la pénurie de masques et le fait que nous nous sommes rapidement rendu compte que ce manque cruel, de ce qui est devenu un produit de première nécessité, allait rapidement s’avérer problématique. Non seulement pour le grand public, mais également à l’égard des « populations » qui utilisaient le masque au quotidien sur leur lieu de travail, je pense notamment au personnel soignant. Fort de ce constat, deux solutions s’offraient à nous : attendre la prochaine pénurie pour s’organiser au mieux ou, alors, prendre les devants et faire en sorte que ce type de situation ne se reproduise plus. Voilà comment est né Klap qui, depuis, s’est spécialisée dans le développement et la fabrication de masques chirurgicaux et FFP2 de qualité supérieure.

Autre spécificité de Klap: l’attachement à un ancrage local et la maîtrise totale de la chaîne de valeur de votre production. Pouvez-vous développer ce point?

Dès le départ, nous souhaitions contribuer à ce que l’Europe retrouve son indépendance sanitaire, se réindustrialise, et nous agissons pour une consommation responsable et durable. Si vous fabriquez à l’échelle locale mais que vous êtes tributaire de matériaux qui sont à 10 000 kilomètres de chez vous, ce n’est pas vraiment cohérent. Le choix de la proximité et de la qualité grâce au circuit court s’est imposé à nous comme une évidence dans une démarche responsable et visionnaire. Se projeter et s’engager, c’est la voie que nous avons dès le début décidé de prendre.

Fabriquer localement, c’est l’engagement de Klap. Mais pour réinventer de manière durable notre industrie, nous avons aussi voulu maîtriser l’ensemble de la chaîne de fabrication et produire nous-même notre propre média filtrant : le meltblownAvoir investi dans une machine à fabriquer le meltblown nous permet de garantir à nos clients une sécurité d’approvisionnement ainsi que la maîtrise technologique de tout le processus de fabrication.

Klap porte également, au sein de ses engagements, ce que vous nommez   «le principe de responsabilité environnementale ». Pouvez-vous nous en dire davantage? 

Avant le Covid, qui a cannibalisé toute l’actualité, l’ennemi public numéro 1 était le plastique. Du jour au lendemain, avec l’arrivée de la pandémie, cela n’a plus été un problème. Sauf que le plastique est une véritable catastrophe écologique. Dès lors, l’entreprise porte, à mon sens, un principe de responsabilité vis-à-vis des porteurs de masques. C’est un sujet qui me tient particulièrement à cœur. Il existe deux types de recyclage:  la revalorisation énergétique et la revalorisation matière. Dans le premier cas, nous ne sommes pas sur une logique d’économie circulaire puisque les déchets sont brûlés et en brûlant ils créent de l’énergie. Nous, notre volonté est de réinjecter le produit dans une dynamique, ce qui obéit davantage aux canons de l’économie circulaire. Et c’est le projet dans lequel nous nous inscrivons. D’ailleurs nous travaillons actuellement sur le développement de deux filières de recyclage des polymères souples, une en Suisse et l’autre en France. Certes le masque est fait en plastique ; mais le plastique utilisé pour concevoir un masque est ce que l’on appelle du polypropylène, qui est une matière hautement recyclable. Cela signifie qu’il s’insère parfaitement dans cette logique d’économie circulaire, puisqu’il peut être recyclé et même revalorisé, c’est-à-dire transformé en une nouvelle matière première qui servira à fabriquer de nouveaux objets.

Comment voyez-vous l’avenir alors que nous assistons à un reflux de l’épidémie de coronavirus? 

Il y a deux choses. L’avenir de Klap et, par extension, l’avenir du secteur. Les perspectives de Klap consistent à accélérer, mettre en place, convaincre et s’inscrire de manière pérenne dans l’environnement de la protection sanitaire. Nous avons ainsi vocation à poser les jalons d’une offre complète de protection sanitaire avec des produits complémentaires. Nous pensions notamment à d’autres types de masques, à d’autres produits en matériaux non tissés. Nous évoquions le meltblown que nous utilisons dans la conception de nos masques et cette matière filtrante a toute latitude pour être utilisée dans d’autres univers. Je pense que cet aspect précis va véritablement nous différencier par rapport aux autres offres présentes sur le marché, puisque nous serons les seuls à le faire. Nous créerons ainsi les conditions d’épanouissement d’une véritable économie vertueuse et circulaire.